Vous savez, dans un monde idéal, il suffirait, pour un patient, de consulter un seul professionnel qui posséderait toutes les connaissances et toutes les compétences. Il n'y aurait ainsi qu'un point d'interaction, qu'un centre de soins. Or, comme nous le savons tous, nul professionnel, indépendamment de ses connaissances ou de ses compétences, ne saurait répondre à tous les besoins d'un patient. Aussi, dans un réseau moderne et progressiste de soins de santé (et, par cela, je parle d'un système totalement axé sur les besoins du patient), la meilleure chose, après la première, consiste à veiller à réduire le nombre de points de contact auxquels un patient doit se rendre dans notre réseau de soins de santé et cela, à son tour, appelle les changements que nous annonçons aujourd'hui.

Nous allons tirer bien meilleur parti de nos professionnels des soins de santé pour le bien de nos patients. Il en résultera de meilleurs soins intégrés dans un meilleur système de distribution de la charge de travail parmi nos professionnels. Il s'agira non pas de disposer de tous les services en un seul point de contact, mais dans un plus petit nombre de points de contact. Cela facilitera la vie de nos patients, nous aidera à réduire nos temps d'attente et à utiliser avec plus d'efficacité les deniers publics.

J'ai aujourd'hui le plaisir d'annoncer des changements à la Loi sur les professions de la santé. Ces changements étendront le champ d'activité de plusieurs professions réglementées. Permettez-nous de vous donner quelques exemples de la façon dont cela va aider nos patients.

Au lieu d'attendre dans la salle des urgences pour voir un médecin, vous pouvez vous faire plâtrer une fracture par une infirmière praticienne ou un infirmier praticien qui a suivi une formation. Si vous devez faire recharger votre inhalateur, la pharmacienne ou le pharmacien peut le faire. Il vous suffit d'une visite au lieu de deux, une chez le médecin, l'autre chez le pharmacien. Votre physiothérapeute pourrait commander une radiographie pour mieux examiner la douleur de votre genou. Enfin, en quatrième lieu, si votre infirmière praticienne soupçonne une ammoniémie, elle pourrait non seulement commander votre radiographie, mais aussi vous prescrire des antibiotiques.

Ensemble, nous allons continuer d'établir un système de soins de santé plus judicieux, où les talents et la formation de qui que ce soit ne seront pas gaspillés et où tout le monde collaborera de façon harmonieuse pour le bien de nos patients et de nos familles.

Retour à la page