Berce du Caucase à maturité

MIKE COWBROUGH / chargé de programme pour la lutte contre les mauvaises herbes des grandes cultures.

Lorsqu'on se trouvait ici en mai, on a mentionné que la fin avril et le début mai était la période idéale pour se débarrasser de cette plante, Nous voilà à la fin juillet, et voici pourquoi: c'est maintenant que le risque d'entrer en contact avec la sève de la berce du Caucase est le plus élevé lorsqu'on la coupe.

Jetez un coup d'œil à la tête du plant. Elle a produit des semences et le plant est presque à maturité. On peut même voir que certaines semences sont déjà tombées. Alors si je m'approche et que j'essaie de faucher ces plants, et bien tout ce que je réussirai à faire c'est de disséminer les semences, de m'exposer au feuillage et d'augmenter les risques d'entrer en contact avec la berce du Caucase.

Ce qu'il y a de bien tout de même avec la berce du Caucase, c'est qu'elle ne fleurit qu'une seule fois au cours de sa vie. C'est une plante vivace qui ne se reproduit que par ses semences.

Dans une parcelle de berces du Caucase, on trouve généralement des plants de tous les âges.

Les plants ont habituellement entre six et neuf ans lorsqu'ils commencent à produire des fleurs.

Les plants mesurent de 2 à 3 mètres de hauteur et peuvent atteindre 4 mètres. On voit ici une plante que beaucoup confondent avec la berce du Caucase. Il s'agit de la carotte sauvage. La principale différence entre les deux, c'est que si la plante fleurit alors qu'elle a moins de trois mètres, ce n'est pas la berce du Caucase.

De plus, la sommité fleurie de la berce du Caucase peut s'étendre sur un mètre de largeur.

Enfin, si on observe les feuilles de la carotte sauvage (et rappelez-vous que cette plante appartient à la même famille que la carotte cultivée), elles sont très petites et très dentelées, contrairement à celles de la berce du Caucase qui sont grosses et qui ressemblent à des feuilles d'érable.

Voici maintenant quelques renseignements utiles concernant les méthodes de lutte qu'on a apprises cette année avec l'Université de Guelph.

Plus de quinze méthodes de lutte mécanique ou chimique ont été évaluées. Nous avons surtout fait l'essai de méthodes qui pourraient être employées par Monsieur tout le monde. On a d'abord fait un traitement localisé d'un produit à base de Round-Up pour enlever toute végétation qui aurait pu être laissée la première fois, puis on a mis un paillis d'écorce ou un autre type de paillis pour empêcher les semences de lever. L'autre méthode, tout aussi efficace, a été de retirer le plus possible de racines avec une pelle, à la fin avril/début-mai, puis de placer une pellicule plastique noire par-dessus et même du paillis d'écorce pour empêcher la repousse. Donc, on peut utiliser des méthodes de lutte chimique ou mécanique: les deux sont efficaces.

La berce du Caucase n'est pas une grande menace pour les cultures agricoles.

Elle est plus inquiétante cependant dans les champs de foin ou les pâturages, car elle est toxique pour le bétail. Mais les animaux ne mourront pas d'avoir consommé de la berce du Caucase. Cela dit, en raison de sa composition chimique, la berce du Caucase peut quand même affecter la productivité du bétail parce que les animaux ne prendront pas de poids aussi rapidement qu'ils le devraient. Et, en plus, les composés chimiques de cette plante sont réputés pour perturber l'équilibre hormonal et ils peuvent affecter ainsi la fertilité des animaux femelles.

Alors, quand on découvre la présence de cette plante, il est préférable d'y voir et de s'en débarrasser.

À cette période-ci de l'année, contentez-vous de prendre note de l'endroit où elle se trouve et d'intervenir l'an prochain.

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